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les défenseurs des droits de l'homme plaident pour l'abolition de la peine de mort


14/10/2020 - Centrafrique

La 18ème édition de la Journée contre la peine de mort a été commémorée le 10 octobre 2020 dans le monde. En Centrafrique, l'Organisation de jeunes leaders pour le développement (OJLD) et les activistes réclament l'abolition  de la peine de mort par voie législative. Ils estiment que cette peine est également infligée aux personnes vulnérables qui sont mal défendues par la justice.

Toute personne a droit à la vie. Conformément aux textes internationaux, les défenseurs de droits humains ont mené une lutte inlassable pour la levée de la peine de mort lors des audiences criminelles. Suite aux fora et autres discussions sur la question, cette lutte se poursuit. Plusieurs pays du monde, y compris ceux qui ont connu le génocide, ont déjà adopté l'abolition de la peine de mort. Mais elle ne réduit pas la criminalité et la machine judiciaire fait son travail.

L'abolition ne signifie pas l'impunité ou la fermeture des prisons. C'est le mot d'ordre de ces militants des droits humains. La justice doit être équitable pour tous. Les coupables devraient purger leur peine et ne pas être condamnés à mort. Comment se ferait la réparation des victimes si le coupable n'est plus en vie ? L'erreur judiciaire sur une personne innocente sera-t-elle réparée ? C'est la réflexion de maître Marie-Edith Douzima, avocate,  qui a demandé une campagne de sensibilisation sur cette problématique. Afin que chaque entité prenne conscience du bien-fondé de cette affaire et qu'elle soit effective dans les audiences. D'une part, l'abolition de la peine de mort va permettre l'amélioration de l'accès à la justice. Et, d'autre part, faciliter le respect de droits de l'homme. Crépin Azouka, leader de l'OJLD, a déclaré : « La peine de mort n'est pas appliquée dans le pays depuis des années. Mais nous militons pour que la justice soit équitable pour les victimes, les présumés coupables et les coupables. »

Selon ces activistes, toute personne a droit à la vie, d'où la nécessité  de bannir la peine de mort. La justice est la garante de toute peine infligée au coupable ; elle doit être juste pour tous. Il urge de chercher les voies et moyens pour que le projet de loi soit examiné, adopté et promulgué par les autorités du pays. C'est l'avis de maître Bruno Gbiegba, avocat au barreau de Centrafrique.

L'abolition de la peine de mort n'existe que de nom en Centrafrique. Lors de cette rencontre, Avocats Sans Frontières et l'Union européenne ont réitéré leur engagement à soutenir les organisations nationales parties prenantes de l'abolition.

© PCRC-CellCom

Publié par le PCRC

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