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Santé : La Centrafrique lance le Projet régional de mise à échelle de l'offre de diagnostic précoce et de la charge virale du VIH/Sida


30/09/2020 - Centrafrique

En Centrafrique, deux enfants ou adolescents sur trois ne sont pas traités parce qu’ils n’ont pas la possibilité de connaître leur statut sérologique VIH, s’ils ne sont pas morts tout simplement. Aujourd’hui, la mise en œuvre du projet régional de l’UNICEF permet à la République centrafricaine de mettre un enfant sur trois sous traitement ARV (anti rétroviraux) contre un enfant sur cinq en 2016.

Encourageant ! Sans traitement, près de 50% des enfants infectés meurent avant leur 2e anniversaire, avec un pic de mortalité vers 3 à 4 mois. D’où l’intérêt de dépister plus tôt et plus près grâce aux appareils Point Of Care. Beaucoup d’enfants et adolescents vivant avec le VIH ne bénéficient pas de dépistage, de traitement antirétroviral, ne vont pas à l’école et ont perdu tout espoir de réussite dans la vie.

La cérémonie de lancement a été présidée par Dr Pierre Somse, ministre de la Santé et de la Population, et 2e vice-président du Comité national de lutte contre le Sida (CNLS). En présence, notamment, de ces personnalités : (i) Dr Severin Ritter von Xylander, Représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ; (ii) le Représentant du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) ; (iii) Dr Guy Vernet, directeur général de l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) ; (iv) Dr Patrick Ebba, Directeur Pays d’ONUSIDA ; (v) Dr Clotaire Rafaï, directeur du Laboratoire national ; (vi) Carine Fatou, présidente du Club E Bata Guigui (CEBG).

Dr Pierre Somse a déclaré : « Cet événement survient au moment où nous sommes perturbés par la Covid-19. En Centrafrique, le nombre de nouvelles infections VIH/Sida demeure alarmant ; les chiffres concernant les Centrafricains malades restent élevés en Afrique et dans le monde. La situation des enfants atteints du Sida est critique. Le président de la République, Faustin-Archange Touadera, a placé la santé de la mère et de l’enfant, en particulier la lutte contre les maladies transmissibles à l’instar du VIH/Sida, parmi les priorités. Je lance un appel ému aux partenaires techniques et financiers pour un appui à la mise en œuvre de ce projet. Car réduire la mortalité maternelle et infantile est un objectif fondamental dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). »

Quant au CEBG, c’est une association reconnue par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il compte plus de huit cents pré-adolescents et adolescents répartis en dix-huit sous-clubs dans onze districts sanitaires du pays. Cette association promeut la solidarité thérapeutique entre les enfants/adolescents et la lutte contre la stigmatisation pour le maintien sous traitement de qualité. Carine Fatou a plaidé : « La survie sous traitement est incertaine avec la survenue de la pandémie de la Covid-19. Il faut tout mettre en œuvre pour garantir la continuité des services. Au nom des enfants vivant avec le VIH en Centrafrique, je fais un plaidoyer pour le renforcement de la qualité de la prise en charge scolaire et psychosociale des adolescents et jeunes sous traitement, surtout pour nos frères et sœurs de l’intérieur du pays qui ne bénéficient pas toujours d’un suivi de qualité. » Notre souhait est que ce vibrant appel soit entendu !

© PCRC-CellCom

Publié par le PCRC

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