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Mois sacré du ramadan : remercier Dieu tout en respectant les mesures-barrières contre le Covid-19


21/04/2021 - Centrafrique

Le Ramadan est l’un des piliers qui fondent le précepte de l’Islam selon son prophète Mahomet. Cette année, le Bureau du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA) par la voix de son secrétaire général adjoint, l’Imam Abdoulaye Ouasselegué a décidé de placer l’évènement sous le signe de « remerciements à Dieu ». Entretemps et pour la deuxième année consécutive, le contexte de ce mois sacré est marqué par la propagation inquiétante du Covid-19 dans le pays.

Les musulmans de Centrafrique observent depuis le 13 avril 2021, le mois sacré du Ramadan. Ils ont choisi pour thème : « remerciements à Dieu », a déclaré à la presse l’Imam Abdoulaye Ouasselegué mercredi dernier. Ce, en rapport avec la pandémie de Covid-19 qui depuis environ un mois se propage de manière inquiétante en Centrafrique.

A ce jour, le nombre des cas confirmés est de 5637. En quelques semaines, plusieurs centaines des cas ont été déclarés après plusieurs mois de « non cas ».

Remercier Dieu et respecter les mesures-barrières

Ce thème s’explique par le fait que Dieu « nous a épargné sans condition d’une catastrophe que nous avons frôlée », a indiqué l’Imam Ouasselegué. Poursuivant que Dieu par pitié envers les Centrafricains, a limité jusque-là les dégâts qui devraient résulter de la pandémie du corona virus, selon les estimations en Centrafrique. »

Mais il y a aussi tant d’autres bienfaits de Dieu pour la RCA, a-t-il ajouté sans les nommer.

Il cite le passage du Coran, au chapitre 14 v7 : « souvenez-vous que Dieu dit : si vous me remerciez alors je vous donnerai plus, mais si vous me reniez alors mon châtiment est très douloureux. »

L’imam Ouasselegué ajoute en s’adressant aux croyants que le mois sacré du ramadan est un moment propice pour se purifier davantage et d’être en communion avec son seigneur, qui, lui, a promis une récompense spéciale.

L’homme de Dieu a ensuite, insisté en s’adressant aux croyants pour le port « obligatoire » des masques durant tout le mois du jeûne. Il a aussi demandé aux musulmans d’observer la distanciation sociale dans les lieux de prière. Mais aussi de respecter tous les autres gestes-barrières et actes nécessaires pour contribuer à faire barrage à la propagation de la pandémie.

Le Covid-19 au centre des pensées

Remercier Dieu certes, mais continuer à se protéger de la pandémie en respectant les gestes-barrières devrait être un message fort sur lequel les croyants doivent s’appuyer. D’autant que la pandémie a pris une proportion inquiétante ces dernières semaines en Centrafrique. En moyenne, une vingtaine de cas confirmés sont estimés par jour selon les annonces du Ministère de la santé. En témoigne le flux des habitants de la capitale pour passer leur test aux différents centres de dépistage depuis la semaine dernière. Par ailleurs, l’on observe un regain de port plus ou moins volontaire de masque, signe d’une prise de conscience qui gagne la population.

C’est à juste titre que dans l’après-midi de l’ouverture du Ramadan le ministre de la santé a fait une déclaration relative à l’ouverture de ce mois sacré pour les musulmans. Docteur Pierre Somse a indiqué que certes le moment du Ramadan implique le sacrifice de soi, ceci passe cependant par un changement de comportement pour poser de bons actes en faveur de la communauté ou du pays. Et qu’ « on peut associer à cela les mesures de prévention en santé pour que vous et vos familles soient en bonne santé. »

Le ministre de poursuivre : « ainsi en période de Ramadan la lutte contre le Covid-19 qui crée beaucoup de souffrances dans les familles à travers les décès devra faire l’objet de vos pensées. Le respect des mesures barrières, notamment le port de masque dans les lieux publics, le lavage des mains, le refus de salutation à la main ou d’accolades, devront faire partie des activités et de devoir de ce mois sacré. »

« La communauté musulmane doit être un artisan d’un monde meilleur, plus juste, plus équitable et plus sain et d’un monde où l’accès aux services de santé est assurée. »

© PCRC-CellCom – Askin Bamako

Publié par le PCRC

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