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Médecins du Monde et le Conseil national de la jeunesse luttent contre la violence basée sur le genre


26/12/2018 - Bangui

Du 10 au 13 décembre dernier, l’ONG Médecins du monde a organisé un atelier sur la prise en charge des victimes de violence basée sur le genre. Éradiquer ce mal social est nécessaire pour asseoir la dignité et le respect des droits humains en Centrafrique. Or ce fléau fait partie du quotidien de trop nombreuses personnes.

Le gouvernement encourage la lutte contre la violence basée sur le genre (VBG) en soutenant les initiatives prises dans ce sens pour le respect des droits humains. Les VBG sont un fléau dont la plupart des victimes sont les femmes et les enfants. D’après l’ONG internationale ‘Médecins du monde’ (MDM), les femmes sont les premières victimes de ce comportement déviant des hommes. Cette violence se manifeste notamment par les mariages forcés et le rejet des victimes qui osent les dénoncer, ainsi que par les violences domestiques.

La pédophilie est aussi une de ces pratiques déplorables que ne cesse de subir la gent féminine dans l’indifférence de la société. Pour remédier à cela, les institutions de la jeunesse et les organisations internationales continuent de sensibiliser la population afin qu’elle contribue à la lutte.

Selon le CNJ, une politique de sensibilisation est menée auprès des hommes pour les amener à intégrer le concept genre dans leur quotidien en changeant leur regard sur les femmes et les enfants. Pour les amener aussi à accepter que les enfants ont des droits garantis par la société. Mais également que la femme est un être à part entière, possédant des capacités intellectuelles autant que l’homme. Qu’elle n’est pas un objet sexuel ou de reproduction, mais une actrice importante pour le développement du pays.

Quelles solutions apporter?

MDM vient en aide aux victimes des VBG. D’autre part, elle apporte une assistance médicale appropriée, y compris pour les victimes de pédophilie.

Ainsi, cette ONG a organisé un atelier, du 10 au 13 décembre 2018, au Centre Saint-Jean XXIII à Bangui. Il s’agissait de former les professionnels de la santé dans la prise en charge des victimes de la VBG. Les agents des centres de santé de Bangui et des environs y ont participé. La formation était axée sur trois volets principaux : la prévention ainsi que la prise en charge psychosociale et juridique.

Selon les propos de Diane Adoum, la chargée du programme ’genre’ au CNJ, la Centrafrique est un pays post-conflit où nombre de personnes ont été victimes de la VBG. Pour échapper au regard de la société, elles préfèrent ne pas parler de ce qu’elles ont enduré. D’où le combat que ne cessent de mener ces organisations pour le soulagement psychologique des victimes.

© PCRC-CellCom – Maxence Durandeau

Publié par le PCRC

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