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La population de Mbôkô formée sur la guérison du traumatisme et la violence basée sur le genre


24/08/2020 - Mbôkô

Du 16 au 19 août, le projet CIPP a organisé un atelier de formation sur la guérison du traumatisme et la connaissance des violences basées sur le genre, à l’endroit des groupements et différentes communautés vivant au village Mbôkô situé à 12 km du centre de Bangui.

La Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC), à travers le projet CIPP, continue de renforcer les capacités de la population sur la consolidation de la paix. C’est dans cet ordre d’idées que dix-neuf groupements d’agriculteurs et d’éleveurs, ainsi que les leaders communautaires du village Mbôkô, représentés par 35 participants, ont été formés sur la guérison du traumatisme et la notion ou définition de la violence basée sur le genre.  

« L’objectif recherché à travers cette activité vise à faire des participants, des formateurs auprès des membres de leurs groupements et communautés respectifs, en ce qui concerne les thématiques de la guérison du traumatisme et la définition de la violence basée sur le genre», a souligné Constantin Poukaté, formateur au projet CIPP. Le traumatisme engendre le stress, l’esprit de la vengeance, la haine et peut négativement impacter sur la santé mentale ou physique d’une personne qui ignore comment y faire face. Il fallait lutter contre ce phénomène dans un pays post-conflit comme la RCA, a-t-il avancé.

Au sortir de l’atelier, l’un des participants, Martin Pounendi, a salué l’initiative du projet CIPP qui les a appris comment dépasser le traumatisme. « Ce que j’ai retenu de cette formation, c’est que la vie continue après les évènements traumatiques. Nous ne pouvons effacer le traumatisme que si nous cultivons l’esprit de pardon et de l’espoir en nous. On nous a aussi donné l’exemple du Rwanda où plusieurs victimes ont pardonné à leurs bourreaux et continuent de vivre ensemble », a-t-il fait savoir.

Sur la thématique de la violence basée sur le genre, le projet CIPP a identifié une lacune dans la compréhension de cette notion chez la population. Beaucoup sont ceux qui pensent que lorsqu’on parle de la violence basée sur le genre, cela ne concerne que le féminin, a poursuivi Constantin Poukaté. « Désormais, nous savons que lorsqu’on parle de la violence basée sur le genre, le masculin est aussi passible d’être victime. Par exemple l’abandon d’un foyer conjugale par une épouse est un acte de violence autour duquel le mari peut demander réparation en justice », a mentionné Noura Walidou, l’une des formés.

© PCRC-CellCom – Fridolin Mamocko

Publié par le PCRC

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