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L'excision et le mariage des enfants : un combat en milieu scolaire


11/12/2018 - Bangui

Lundi 26 novembre 2018, une causerie éducative s’est tenue au Centre catholique universitaire (CCU) en prélude aux 16 jours d’activisme 2018. Elle a été organisée par le Cercle de réflexion et d’étude permanent des étudiantes et d’élèves (CREPEE). Le thème était ”l’excision et le mariage des enfants. Leurs conséquences.”

Marie-Justine Mamba, du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), a défini les termes ‘mariage’, ‘enfant’ et leurs conséquences, en mettant en exergue l’aspect du consentement éclairé. Elle a ensuite insisté sur l’âge de la majorité avant le mariage qui est l’un des moyens d’éviter certaines conséquences fâcheuses. En citant le Code de la famille et d’autres lois et textes en vigueur dans le pays, elle a rassuré l’assistance que la protection est garantie.

Elle a alerté les jeunes des risques auxquels ils sont exposés, en les exhortant à retarder les rapports sexuels par rapport à une prise de conscience. Elle a déclaré : « Le nombre de filles qui franchissent le niveau de l’école primaire est inférieur à celui des garçons. Vous devez en être conscientes, vous protéger, être déterminées et solidaires les unes envers les autres afin qu’en cas d’aide, les organismes humanitaires puissent être efficaces. »

Intégrer ce volet dans les cours d’économie familiale

La coordonnatrice du CREPEE, Adoum Diane, a défini l’excision comme la mutilation d’une partie ou des parties de l’appareil génital féminin. Depuis le bout ou la totalité du clitoris ainsi que les petites lèvres ou les grandes. Elle a ensuite précisé que la forme la plus rude est celle où l’on mutile le clitoris, les lèvres et l’on coud l’appareil génital de l’excisée de haut en bas. Sans se préoccuper de toutes les conséquences que cela peut engendrer du point de vue sanitaire et psychologique. Elle a invité les filles à prendre conscience du danger et des risques auxquels exposent les excisions dans notre pays.

A sa suite, la Coordonnatrice des actions pour le développement et le bien-être social (ADBES), Mme Lala, a pris la parole pour insister sur les différentes formes de l’excision. En précisant que les conséquences émotionnelles et psychosociales sont à vie. Il faut donc être prompt à dénoncer les pratiques d’excision. En tant qu’éducatrice spécialisée, elle a déploré que l’on continue de croire que les baba ou lieux d’excision transmettent des valeurs culturelles.

L’assistance a vivement souhaité que ces causeries se tiennent aussi dans l’arrière-pays où ce phénomène se pratique davantage. Il a été aussi recommandé que les fiches d’enseignements scolaires intègrent ce volet lors des cours d’économie familiale.

© PCRC-Cellcom – Pulchérie Lala

Publié par le PCRC

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