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Cri de cœur des ressortissants de Bouar face à leur situation humanitaire inquiétante


27/01/2021 - Bouar

Face au regain des tensions dans plusieurs provinces de la Centrafrique, particulièrement à Bouar (préfecture de la Nana-Mambéré), les ressortissants de cette ville, réunis dans la plateforme « Be-Mbarta-Karinou », ont déploré la situation humanitaire inquiétante et encouragé le gouvernement à restaurer la sécurité dans la ville.  Et ce, dans un récent communiqué.

Depuis les élections du 27 décembre 2020, la population de la Nana-Mambéré traverse une situation sécuritaire déplorable. Si le gouvernement, appuyé par les forces onusiennes et amies (Russie, Rwanda), s'attèle à ramener la paix, la présence des groupes armés se fait sentir dans la ville par des braquages de la population et des organisations humanitaires.

Face à cette situation, dans un communiqué rendu public le 27 janvier 2021, les ressortissants du lycée moderne de Bouar ont déploré cette situation qui a occasionné plus de dix mille déplacés. Ornella Ama Goliké, membre de la plateforme, a déploré : « Nous avons répertorié, à ce jour, plus de 10.000 déplacés répartis dans les sites de la cathédrale Marie-Mère de l'Eglise venant des 2e, 5e et 6e arrondissements de Bouar. Ensuite le site du grand séminaire Saint-Laurent. Mais aussi à la paroisse Fatima ainsi qu'au petit séminaire de la Yolé. Sans oublier l'hôpital préfectoral de Bouar. Il faut aussi souligner que ces personnes vivent dans la précarité. Les vivres et l'eau potable manquent, les braquages sont monnaie courante, les écoles et les lycées sont fermés et l'accès aux soins de santé inexistant. »

Cette plateforme a aussi lancé un appel au gouvernement, aux groupes armés et à la jeunesse. « Nous lançons un appel solennel à la jeunesse de la Nana-Mambéré, à celle de Bouar en particulier, de s'abstenir de tout acte de violence et de rechercher la paix. Nous encourageons le gouvernement et la Minusca à prendre leurs responsabilités pour assurer la protection des civils. Nous demandons aux groupes armés de cesser les violences et de privilégier la voix du dialogue », signifie le communiqué.

A cet égard, le gouvernement et les organisations humanitaires doivent porter une attention particulière sur le calvaire que vivent les populations de Bouar et des environs.    

© PCRC-CellCom – Stève Martial Mbétissinga

Publié par le PCRC

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