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Centrafrique : le ministère de la Santé implique les autorités et les groupes armés pour une relance de vaccination


14/12/2020 - Centrafrique

Le ministère de la Santé et de la Population, à travers un panel de haut niveau sur la vaccination, implique les membres du gouvernement, les députés, les autorités locales, ainsi que les groupes armés pour une relance de la vaccination en Centrafrique. Projet reçu favorablement le 9 décembre dernier par les partenaires œuvrant dans le domaine sanitaire et humanitaire. 

C’était en présence des membres du gouvernement, des diplomatiques accrédités en Centrafrique, ainsi que des partenaires œuvrant dans le domaine humanitaire et de la santé. L’intérêt porté à ce plan de relance sur la vaccination est d’assurer une indépendance vaccinale avec un financement sur plusieurs axes. Une occasion pour le ministre de la Santé et de la Population, Dr Pierre Somsé, de présenter le contexte qui a conduit à la tenue de ce panel de haut niveau sur la vaccination. Notamment la vaste étendue du territoire, un peuple dispersé, la dégradation avancée des routes et le mouvement des groupes armés qui constituent un obstacle majeur pour la couverture vaccinale du territoire national. C’est pourquoi ce plan de relance constituera un atout important favorisant un accès facile de tous aux vaccins.  

Pour que le vaccin soit une loi et un droit en Centrafrique, le président de l’Assemblée nationale, El Hadj Moussa Laurent Ngon Baba a donné un avis favorable à la loi relative à la vaccination des enfants en RCA.

Conscient des défis qui s’avèrent énormes, le président de la République, Pr Faustin-Archange Touadéra, s’engage. «  Le vaccin est un droit pour les enfants et un devoir pour les parents. Chaque individu, où qu’il se trouve, doit bénéficier de vaccins pour sa santé et son bien-être », a-t-il déclaré.  

Touchés par l’engagement du président de la République, plusieurs partenaires, notamment l’OMS, la Banque mondiale, l’ONG Gavi, la Croix-Rouge, l’UNICEF, tous se sont engagés à donner du souffle à ce grand projet. Dans cette même lancée, les groupes armés ne sont pas restés en marge. Abakar Moustapha, leur représentant, confirme : « Ce programme n’aura aucun obstacle. Cela va de la vie et de l’avenir de nos enfants en général et de notre pays en particulier. »

Cette relance de la vaccination, faut-il le souligner, prévoit trois années d’exercice pour un budget de 11.395.954.000 F CFA. Aussi, pour une applicabilité conséquente, plusieurs agents de santé seront recrutés dans les espaces d’exécution de ce projet afin d’obtenir les résultats positifs.

© PCRC-CellCom – Stève Mbétissinga

Publié par le PCRC

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