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Centrafrique: la loi sur l'asile est humanitaire et généreuse


28/12/2021 - Bangui

L’atelier s’est tenu au siège de la CNR, avenue Koudoukou, à un jet de pierre du Centre protestant pour la jeunesse (CPJ), les 28 et 29 décembre derniers. La CNR était représentée par Ervey Zouaka, directeur des Affaires juridiques et sociales et Secrétaire général de la Commission par intérim ; le HCR par l’Officier chargé de la Protection.

A l’issue des travaux, un certificat a été remis aux participants, le 30 décembre matin. En présence du président de la Commission d’éligibilité à la CNR et (nouveau) Directeur de cabinet au ministère chargé du DDR (Démobilisation-Désarmement-Réintégration). Et des représentants du ministère de la Santé & de la Population, et de la mairie de Bangui, venus échanger avec les leaders et relais communautaires des réfugiés urbains sur (i) la lutte contre le coronavirus, et (ii) l’acte de naissance -dont les enfants doivent être en possession selon les conditions fixées par la loi-.

Quant au président de la Commission d’éligibilité/CNR, il a mis l’accent sur les mauvaises pratiques constatées dans certaines communautés, et conseillé de les abandonner. Par exemple, la manifestation publique est garantie pour tous, mais exclusivement dans les conditions fixées par la loi. Car les réfugiés ne sont pas une population à part; ils sont tenus de respecter rigoureusement la loi du pays d’accueil. Le trouble à l’ordre public est banni.

Une formation interactive

Pendant l’atelier, tenu interactivement (présentations suivies d’échanges et de questions/réponses), ces points ont retenu l’attention: (i) la protection internationale, (ii) les solutions durables au statut de réfugié, (iii) les qualités d’un bon leader et relai communautaire.

Les solutions durables offertes au réfugié sont au nombre de trois. Elles sont volontaires: le rapatriement, la réinstallation, la naturalisation. Si celle-ci est impossible, il reste l’intégration locale par la résidence consulaire et la résidence privilégiée. Le rapatriement s’effectue dans la dignité en accord avec les autorités du pays d’origine. La réinstallation se fait dans un pays tiers (généralement les USA, le Canada et les pays scandinaves). En ces temps de vaches maigres dans le monde sur le plan financier, auxquels s’ajoute la pandémie du coronavirus, cette solution a fondu comme peau de chagrin. Quant à la naturalisation, elle est régie par la loi ; la décision est prise en conseil des ministres.

Les mauvais comportements de certains réfugiés seront corrigés

Gilbert Hakizimana, leader de la communauté burundaise, est le représentant élu des communautés. Avant le secrétaire général/CNR ai, il s’est confié à Radio Ndeke Luka, de la Fondation Hirondelle. Il a affirmé : « Cette rencontre vient à point nommé, car elle intervient après une longue période. Certains réfugiés se comportent mal; il fallait nous retrouver pour rectifier le tir et nous engager à nous corriger là où il le faut. Le respect de la loi a été au centre des échanges, car il est incontournable. Quant aux besoins spécifiques des réfugiés burundais, il y a la naturalisation, l’accès à la terre; nous aspirons également à la paix, à l’instar de tous les Centrafricains. »

Enfin, Ervey Zouaka a déclaré : « Nous sommes avant tout des humanitaires. Il fallait rencontrer les leaders représentants des réfugiés pour parler de la protection internationale et des problèmes qu’ils rencontrent en Centrafrique. Notre pays est un très bon élève: la loi qui protège les réfugiés est humanitaire, généreuse. Cependant, les réfugiés sont tenus d’être des personnes responsables. Personne n’est au-dessus de la loi. Un exemple: le trouble à l’ordre public est interdit et puni. » Ce directeur des Affaires juridiques et sociales, secrétaire général de la Commission par intérim, a indiqué que d’autres formations suivront, dans la limite des ressources financières disponibles. Une cinquantaine de participants, hommes et femmes, ont participé audit atelier. Notons que les communautés de la République démocratique du Congo et du Tchad sont les plus nombreuses.

© PCRC-CellCom – Nicolas Ndagiye

Publié par le PCRC

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