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Centrafrique: l'APPR devient-il caduc après deux ans d'existence ?


07/02/2021 - Centrafrique

L’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), négocié à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, totalise deux ans. Quelle observation peut-on faire, s’agissant du respect des engagements par les parties prenantes ?

Depuis plus de deux décennies, la République centrafricaine fait face à des violences perpétrées par les groupes rebelles. Les bâtiments publics et administratifs sont détruits, les villes et préfectures occupées anarchiquement et les droits humains violés. Ce qui enfonce le pays dans le chaos. Pour un retour à la stabilité et la restauration de l’autorité de l’Etat, le gouvernement, avec l’appui de la communauté internationale, a développé la stratégie du dialogue avec ces groupes armés. D’où l’Accord dit APPR-RCA en sigle.

A en croire certains citoyens, le bilan des deux ans est mitigé, car plusieurs bavures ont été commises. «Si l’on fait le suivi des actions de cet Accord, on constate que les engagements pris ne sont pas respectés par certains groupes armés signataires. Citons l’engagement pour le respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République centrafricaine, ainsi que de sa forme républicaine et son caractère laïc (Article 1er, alinéa de l’Accord). Ce qui constitue une violation, en plus des hostilités à répétition entreprises par ces derniers, depuis le lendemain de la signature jusqu’à ce jour. Du côté du gouvernement, on peut compter des têtes pensantes issues des groupes armés qui occupent des postes de responsabilité, conformément à l’article 4, malgré quelques dérapages », ont-ils observé.

Rappelons que l’APPR-RCA a été négocié à Khartoum au Soudan et signé le 6 février 2019 à Bangui entre le gouvernement et 14 groupes armés. Aujourd’hui, il totalise deux ans sans une évolution positive, à cause des exactions orchestrées par certains groupes rebelles signataires. Ce qui est considéré comme une violation grave. Si les parties prenantes pouvaient entamer une nouvelle procédure, ce serait un pas de plus vers le retour de la paix.

© PCRC-CellCom – Marly Pala

Publié par le PCRC

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