Retour

Bouar : l'insécurité refait surface


12/01/2021 - Bouar

Les attaques rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), début janvier 2021, sur les positions des forces armées centrafricaines à Bouar ont fait fuir les habitants dans la brousse. Aujourd'hui l'Eglise catholique de la ville accueille près de deux mille déplacés dans ses sites. Ils demandent l'assistance humanitaire.      

La ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré au Nord-Ouest du pays, a été le théâtre des affrontements entre les forces loyalistes appuyées par la MINUSCA et les rebelles coalisés de la CPC. Les combats ont fait fuir la population dans la brousse. Près de deux mille déplacés qui se trouvent sur les différents sites de l'Eglise catholique de la ville déplorent leurs conditions de vie et demandent l'assistance humanitaire.

« Du petit séminaire de la Yolé à la cathédrale Marie-Mère de l'Eglise, en passant par la paroisse Notre-Dame de Fatima, nous accueillons plus de deux mille six cents déplacés. La situation humanitaire est encore très préoccupante à Bouar. Il n'y a pas encore la reprise. Les boutiques ne sont pas ouvertes et les gens ont épuisé leurs réserves », a fait savoir monseigneur Mireck Guckwa, évêque de Bouar.

Des bases des organisations humanitaires ont été pillées lors des récents affrontements. Les prix des denrées alimentaires et les produits de première nécessité sont en hausse. Cette situation rend la vie de plus en plus difficile. A cela s'ajoute le manque d'eau potable. En cette période de saison sèche, les déplacés doivent parcourir plusieurs endroits pour s'approvisionner en eau potable.

L'évêque invite les belligérants à respecter leurs engagements et  privilégier le dialogue comme mécanisme de résolution du conflit. « Le pape François a appelé le mercredi dernier tous les fils du pays à un dialogue franc et respectueux afin de privilégier l'intérêt supérieur de la nation. J'invite les groupes armés à écouter ce message du Saint-Père et à déposer les armes. Il y a d'autres moyens de résoudre nos différends. Chacun doit vivre une véritable paix », a-t-il conclu.

A l'heure actuelle, la vie tente de reprendre peu à peu dans la ville, mais la psychose gagne la population. Les activités champêtres et commerciales sont toujours paralysées.

© PCRC-CellCom – Vivien de Capistran Nvalé

Publié par le PCRC

PCRC-RCA.org
Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique
Pour la Paix et la Cohésion Sociale par une approche interreligieuse
info@pcrc-rca.org