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Bouar : environ 20.000 déplacés ont besoin d'assistance humanitaire


08/02/2021 - Bouar

Pour fuir les violents combats qui ont opposé les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), les forces loyalistes et leurs alliés à Bouar, les populations se sont installées dans différents sites de l'Eglise catholique. Les aides humanitaires fournies par les ONG présentes dans la ville ne suffisent pas. Les déplacés ont toujours besoin d'assistance humanitaire.

Depuis fin 2020, Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré au Nord-Ouest du pays, a été le théâtre des affrontements entre les forces loyalistes, appuyées par leurs alliés, et les rebelles de la CPC. La recrudescence des combats a fait fuir les habitants dans la brousse. D'autres se trouvent sur les différents sites  de l'Eglise catholique de la ville.

La cathédrale Marie-Mère de l'Eglise accueille 661 ménages pour environ 4.000 déplacés.  Le site de Fatima héberge 447 ménages de 2133 personnes. Les locaux des Capucins de Saint-Laurent abritent 927 ménages pour 7416 déplacés. Le site de Saint-Elie reçoit 512 ménages pour 2138 déplacés. 58 ménages, dont 243 déplacés, ont trouvé refuge sur le site de la Yolé Carmes, à la sortie de la localité.

« Nous avons des assistances des organismes humanitaires sur place. L'évêché de Bouar nous a donné des vivres pour soutenir les enfants qui sont sur le site.  Le Programme alimentaire mondial (PAM) nous a assistés en vivres. Médecins sans frontières (MSF) nous nous approvisionne en eau potable. Elle nous dispense également des soins médicaux. L'ONG Action contre la faim (ACF) assiste les enfants malnutris. L'UNICEF, à travers ANEA et APAD, nous vient également en aide », a expliqué Louis William Ozéri, déplacé du site de la cathédrale Marie-Mère du Verbe de Bouar. 

Malgré ces assistances, les déplacés font face à d'énormes difficultés. A cela s'ajoute le manque des dispositifs sécuritaires autour des sites. Une déplacée du site Saint-Elie a lancé cri d'alarme aux leaders de la PCRC de porter leur voix auprès des autorités et des organismes humanitaires. « En dépit de ces assistances que nous recevons de la Caritas et des ONG,  nous faisons face à d'énormes difficultés pour l'amélioration de notre condition de vie sur les sites. Nous dormons à ciel ouvert. Il nous manque des produits alimentaires et pharmaceutiques. Nos enfants ont besoin de reprendre le chemin de l'école pour garantir leur avenir. Qu'allons-nous devenir devant cette situation ? », a-t-elle témoigné.

Ces préoccupations ont été exprimées lors des rencontres des leaders de la PCRC avec les responsables des sites et le personnel humanitaire. Les activités dans la ville de Bouar, faut-il le rappeler, ont été paralysées depuis fin décembre 2020. Pour l'heure, la vie tente de reprendre après le retrait des rebelles de la CPC. Toutefois, les grandes boutiques, les écoles, les banques, l'administration publique et les bureaux de certaines ONG humanitaires restent toujours fermés.

© PCRC-CellCom – Petrus Namkoina

Publié par le PCRC

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