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Berberati : les femmes s'autonomisent et développent la ville grâce aux tontines


14/09/2020 - Berberati

Pour contribuer au relèvement socio-économique de la ville de Berberati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré-Kadeï, les femmes créent des groupements. Elles développent des activités génératrices de revenus. Quelques-unes témoignent que les tontines constituent un moyen d'autonomisation afin de subvenir aux besoins personnels et du foyer.

‘'Kpo-Sossou'' est l'initiative de la tontine émanant de l'Association des femmes musulmanes de Berberati composée, non seulement de femmes musulmanes, mais aussi d'autres confessions ou communautés. La pratique consiste à cotiser, chacune selon ses capacités, de 500 à 2500 F CFA le vendredi lors de la réunion hebdomadaire. La perception du remboursement se fait à tour de rôle pendant neuf mois.

 « Nous  sommes une cinquantaine de femmes dans notre association. Nous disposons d'une caisse de tontine appelée Kpo-Soussou.  La somme individuelle contribuée varie de 500 à 2500 F », explique Roukayatou Yakizi, présidente de ladite Association.

L'argent est le plus souvent orienté vers les activités génératrices de revenus : le commerce  de manioc et d'articles divers, l'achat du poisson à Garoua-Boulaye pour le revendre à Berberati.

Olet Madeleine est membre du groupement « Tom Nè Kon' », qui signifie « Koussala na Maboko », ou encore  « La Main travailleuse ». Un groupement mis en place pour lutter contre la pauvreté, suite au constat que la misère dominait la ville après la crise. Grâce à la tontine, cette veuve a pu développer un commerce pour subvenir à la charge de sa famille. Elle témoigne : « Après la crise,  il y avait trop de misère,  trop de faim. C'est pour cette raison que nous avons mis en place ‘'Tom Nè Kon'' pour le relèvement de notre pays. Grâce aux petites contributions en termes de tontine, je fais du commerce de manioc. Cela me permet de m'occuper de ma famille, surtout de mes enfants car  je suis une veuve. »

A travers ce système de tontine initié par des associations et groupements féminins à Berberati au lendemain de la crise qui a secoué le pays, nombre de femmes de diverses  communautés, ayant perdu leur mari et leurs biens, ont réussi à prendre en charge leur famille et participent au développement socio-économique de la ville.

© PCRC-CellCom

Publié par le PCRC

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