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Bambari : vers la relocalisation des déplacés peulhs de la mosquée centrale


19/08/2021 - Bambari

Le gouvernement et les partenaires humanitaires ont effectué, jeudi dernier, une mission de travail sur le site des déplacés peulhs de la mosquée centrale de Bambari. Pour toucher du doigt leurs conditions de vie et y apporter une solution urgente. Celle de leur relocalisation, en particulier. La délégation était constituée de la ministre de l’Action humanitaire, Virginie Mbaïkoua ; de la ministre conseillère juridique en charge de la bonne gouvernance et des droits humains à la Primature, Brigitte Izamo ; de la Représentante adjointe du Secrétaire général des Nations Unies et coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, Denise Brown. 

Ils sont plus de huit mille cinq cents déplacés, chassés du site d’élevage au mois de juin 2021, et installés à la mosquée centrale de Bambari. Ils ont enduré trois mois de calvaire dû aux mauvaises conditions de vie : manque d’eau potable, de nourriture et de médicaments. Aujourd’hui, le gouvernement et les partenaires humanitaires se mobilisent pour leur assurer de meilleures conditions de vie à travers une relocalisation dans un cadre adéquat.

A en croire Denise Brown, c’était une mission de constat de la situation des déplacés. « Nous sommes très préoccupés par leur situation. Ce sont des Centrafricains ; ils méritent une vie meilleure pour un avenir meilleur. Nous avons bien écouté ces personnes sur leurs souhaits concernant la relocalisation. Je suis personnellement touchée par cette situation », a-t-elle déclaré. 

Le site de Pladama-Ouaka retenu  

Après plusieurs échanges avec les déplacés, beaucoup ont émis le vœu de rejoindre le site de Pladama-Ouaka, ancien site des réfugiés soudanais, pour leur relocalisation. Selon Virginie Mbaïkoua, pour le moment les travaux sont en cours. A l’en croire : « Pour leur installation, il faut tenir compte de l’existence des services sociaux de base et que la sécurité soit garantie. Ils ont traversé des moments pénibles ; il est important de s’assurer que le nouveau site soit assaini. S’agissant de la sécurité, notons que le site se trouve entre deux villages. Il faut entreprendre un temps de dialogue entre les habitants des villages et les déplacés afin d’éviter d’éventuels soucis et permettre une cohabitation pacifique. »

Parmi les déplacés, certains ont rejoint leurs parents dans les villes de Sibut, Bria et Bangui. Plusieurs actions ont été menées par la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC) et les autorités locales pour une amélioration des conditions de vie des déplacés, avant d’envisager leur relocalisation. 

© PCRC-CellCom – Stève Martial Mbétissinga

Publié par le PCRC

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