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« Le monde face à la pandémie de COVID-19 », thème pastoral de l'archidiocèse de Bangui pour l'année 2020 - 2021


29/09/2020 - Bangui

Les travaux de la session diocésaine marquant de la rentrée pastorale de l'archidiocèse de Bangui ont été consacrés cette année à lutte contre la pandémie de COVID-19. L'imam Abdoulaye Ouasselegue, secrétaire général du Conseil supérieur islamique de Centrafrique (CSISCA), membre de la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC), a été invité à donner une conférence à la communauté catholique. Nous l'avons interviewé.

CellCom : Imam Abdoulaye Ouasselegue, vous venez de prendre la parole à la paroisse Saint-Antoine de Padoue. Quel a été le message de votre exposé lors de cette session diocésaine de l'archidiocèse de Bangui ?

AW : Il m'a été donné de parler de la position de l'islam vis-à-vis de la maladie. Comme vous le savez, tout être humain est appelé à subir la maladie. C'est une souffrance à la fois corporelle et spirituelle. J'ai eu la chance de donner la position tranchée de l'islam par rapport à la maladie. Ma présentation a donné une lumière à certaines personnes qui ne maîtrisaient pas la position de l'islam face à la maladie.

CellCom : Qu'avez-vous dit concrètement à propos du coran et de la maladie ?

AW : J'ai démontré que le coran traite la maladie comme une épreuve. Si la maladie est une épreuve, on doit se remettre entre les mains de Dieu. On cherche des solutions à travers la miséricorde de Dieu. Cela n'empêche pas que l'on puisse chercher des remèdes, car le coran prescrit ces derniers contre toutes formes de maladies. Outre les remèdes prescrits par le coran, nous devons aussi chercher les médicaments prescrits par les médecines traditionnelle et moderne. Ce sont des médicaments étudiés et fabriqués pour guérir les maladies. Mais le véritable guérisseur, c'est Dieu. C'est pourquoi il faut rester toujours en communion avec lui, pouvoir prier et l'invoquer pour avoir la guérison totale.

CellCom : Quel est le point sur lequel vous vous êtes beaucoup appesanti ?

AW : Je me suis attardé sur l'aspect des épidémies. Nous vivons aujourd'hui dans une période où sévit encore la pandémie de COVID-19 partout dans le monde. L'islam apporte même certaines pistes de solution à travers la mise en application des gestes barrières à la COVID-19. Le CSISCA avait donné des indications précises pour endiguer cette pandémie en respectant ces mesures barrières pendant les moments de prière dans nos mosquées.  

CellCom : Comment avez-vous accueilli l'invitation de l'archevêque de Bangui pour venir présenter une thématique à cette session diocésaine ?

AW : Avec beaucoup de joie ! Pour moi, ce n'est pas la première fois de venir prendre la parole dans une église catholique et parler aux chrétiens. Dans chaque crise, il y a les côtés positifs et négatifs. Mais c'est une opportunité pour nous en Centrafrique de nous rencontrer et nous asseoir ensemble pour rétablir les liens qui existent depuis fort longtemps entre nous. Nos frères des églises catholique et protestante étaient toujours à nos côtés dans nos différentes manifestations organisées par la communauté musulmane. C'est un bon signe pour la stabilité dans notre pays.

© PCRC-CellCom – Petrus Namkoina, Secrétaire de rédaction 

Publié par le PCRC

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